Aménagement du temps de travail dans les hôtels, cafés et restaurants

Publié le 21/10/2014 à 15H20
Après une année de négociation bloquée avec les organisations patronales, la signature par la CFDT de l’avenant 19 permettant d’aménager le temps de travail dans les hôtels, cafés et restaurants (HCR) a donné lieu à un consensus sur la valorisation des grilles de salaires.

Dans un contexte économique où nul secteur d’activité n’est épargné, « beaucoup d’entreprises ont multiplié les contrats saisonniers de plus en plus courts, car elles sont dans l’incapacité de gérer le temps de travail » souligne Olivier Guivarch, secrétaire national à la CFDT-Services.

L’avenant 19 a pour objectif de pérenniser l’emploi en démontrant l’intérêt d’embaucher un salarié pendant toute une saison.

Sur tout l’Hexagone, près de 800 000 salariés sont concernés par cet accord, hormis ceux embauchés sous contrat de formation en alternance.

Dorénavant la convention collective des HCR prévoit le calcul du temps de travail au regard d’une période de référence spécifique : la saison pour les entreprises saisonnières, et douze mois maximum pour les autres. Si pendant cette période, il y a modulation et dépassement des 35 heures, la majoration du salaire ou un repos compensateur est obligatoire, avec une variation de 0 à 48 heures.

Un accord conventionnel signé en 2007 prévoyait déjà la modulation du temps de travail sans pour autant envisager un bon encadrement législatif. Suite à de nombreuses interventions de l'Inspection du travail auprès d'employeurs saisonniers, la durée maximale à 48 heures a été établie.

En tout état de cause, la CFDT-Services se réjouit d’avoir signé l’avenant 20 de la convention collective qui valorise la grille de salaires dont le seuil minimal était en dessous du Smic.

L’obtention d’une majoration de 1% au-dessus du salaire minimum fait passer les trois échelons du niveau 1 à 9,63 euros, 9,66 euros et 9,72 euros. La nouvelle grille conventionnelle sera applicable dès le 1er novembre.

© Raphael Demaret / REA