La CFDT obtient des avancées concrètes pour les salariés des professions judiciaires

Publié le 12/09/2016 à 16H54
Instauration d’une mutuelle là où elle n’existait pas, mise en place d’un 13e mois pour les greffiers, etc…. La CFDT Services n’a pas chômé depuis quatre ans pour améliorer la vie des salariés des TPE des professions judiciaires.

Le secteur des professions judiciaires, composé à 80% de TPE compte neuf branches professionnelles (notaires, avocats salariés, huissiers de justice, administrateurs et mandataires judiciaires, commissaires-priseurs, greffiers, avocats du Conseil d’Etat et des cours d’Appel). Au total, ce sont près de 110 000 salariés – dont près de la moitié dans le seul notariat. « La CFDT a réalisé un excellent résultat lors des élections de 2012, explique Lise Verdier, la négociatrice de la Fédération CFDT des Services, elle est première organisation toutes branches confondues avec 31,74 % des voix devant la CGT 21,74 % et FO 14,62 %. » Et elle compte bien confirmer son score cette année.

Des acquis CFDT qui changent la vie

Dans cette dernière mandature, la CFDT a obtenu de nombreuses avancées pour les salariés des professions judiciaires telles que la complémentaire santé dans les professions où elle n’existait pas (avocats du conseil d’Etat et des cours d’appel, administrateurs et mandataires judiciaires, commissaires-priseurs, huissiers). Elle a également arraché une amélioration de la complémentaire existante chez les notaires ainsi que la suppression du premier niveau d’embauche. « Pour les greffiers, nous avons négocié le 13e mois et obtenu un accord sur la santé au travail et les risques psycho-sociaux pour les avocats salariés », ajoute Lise Verdier.

Voter CFDT pour prolonger la dynamique

La CFDT est également intervenue pour atténuer les effets de la loi Macron sur les professions judiciaires. « Le ministre voulait baisser les tarifs de 20 %. Nous sommes intervenus pour expliquer que cette baisse allait se répercuter sur l’emploi et les bas salaires, raconte la syndicaliste, le réajustement n’est que de 10 à 12 % selon les actes. » La CFDT ne saurait se contenter de ces acquis. Elle entend ouvrir des négociations dans toutes ces professions sur la qualité de vie au travail. « Avec la reprise de l’immobilier, ces professions sont particulièrement sollicitées et notamment dans le notariat qui n’a pas le patronat le plus enclin à la négociation. Nous découvrons des cas de burn out. J’ai vu pour la première fois des salariées pleurer au travail, affirme Lise Verdier, pour faire face à ces difficultés, il faut une CFDT forte et donc voter pour la CFDT. »