Après sept mois d'apprentissage, Morgane est diplômée soudeur

Publié le 24/03/2014 à 14H53
L’année dernière, Morgane sortait du lycée sans le bac et s’interrogeait sur son avenir. Après sept mois d'apprentissage, formation obtenue avec l'aide de la CFDT, elle décroche son diplôme de soudeur. Elle tente aujourd'hui la recherche d’emploi en Nouvelle Calédonie. Mais avant, un petit bilan :

Finalement, le parcours du combattant pour obtenir ta formation valait-il la peine ?

L’année dernière, je ne savais pas du tout ce que j’allais faire… Mon avenir semblait incertain. J’ai bataillé pour entrer en formation de soudeur , et aujourd’hui je suis très contente ! J’ai obtenu mon titre et trois qualifications. Autrement dit, une équivalence en CAP soudage et pour les qualifications, ce sont comme trois spécialités.

En termes de mixité dans ta filière, as-tu été confrontée à des difficultés ?

Non, je n’ai senti aucun différence de traitement de la part des formateurs, ni de la part des élèves. Au départ nous étions quatre, deux filles et deux garçons, puis d’autres élèves sont arrivés au fur et à mesure, par exemple, pour un congé individuel de formation (CIF) pendant trois quatre mois. Au total, nous formions un groupe de quinze personnes, en capacité maximale. Pour ma part, je ne m’impose pas de barrières parce que je suis une fille. Je me fixe les mêmes objectifs qu’un garçon :  validation des qualifications, etc.

Quels conseils donnerais-tu à celles et ceux qui souhaitent tenter l’aventure de l’apprentissage ?

Il faut essayer,  même si on a des doutes, si le projet nous tient à cœur ! Ce que je peux dire concernant la formation longue, est qu’il faut garder une motivation jusqu’au bout. Il y a des moments répétitifs dans l’apprentissage : souder, souder, préparer les pièces…  Personnellement j’étais plutôt fatiguée avec une seule semaine de vacances en sept mois. Malgré tout, je suis restée extrêmement motivée et je n’ai pas vu ces sept mois passer.

Aujourd’hui diplôme en poche, quelles sont tes projets ?

J’aimerais persévérer dans cette voie. Aujourd’hui j’adore souder. Mon objectif est de devenir une bonne soudeuse, en commençant à travailler grâce à l’intérim pour faire mes premières armes. J’imagine ma  carrière entre dix et vingt ans. On démarre avec le Smic mais il est possible de négocier rapidement, si on a gagné une notoriété dans le domaine. Je pars le 1er avril en Nouvelle-Calédonie, et je vais tenter de travailler sur les bateaux.

Bientôt des nouvelles de Morgane depuis la Nouvelle-Calédonie !

Lire l'interview (2012) de Morgane avant sa formation professionnelle

Photo © CFDT Infocom