[Emploi] Le machinisme agricole embauche

Publié le 09/04/2015 à 11H36
Le machinisme agricole souffre d’une image peu florissante auprès des jeunes. Ce secteur, composé à 68,3 % de petites entreprises, a connu une forte croissance économique en 2012. Pourtant près de 7000 postes de techniciens* restés vacants.

Les ventes de machines agricoles ont connu une progression de 18 % en 2012 par rapport à 2011. L’année 2015 quant à elle, subit une légère baisse d’activité. Le point dur est la difficulté à trouver des compétences sur le marché du travail : « En 2014, nous aurions pu recruter 7000 techniciens », confie Alex Rialland, vice-président de l’Observatoire des métiers de la profession et secrétaire général de la CFDT-Métallurgie Charente.

Le métier, reste aujourd’hui peu attractif.

« Les jeunes ont une image désuète de l’agriculture. Alors que nous  travaillons sur des machines de pointe qui nécessitent une très haute technologie. Par exemple, les moissonneuses-batteuses sont équipées d’un Gps qui leur confère une grande précision sur le terrain et les tracteurs ensemencent là où c’est nécessaire. Sur vingt élèves en bac professionnel, douze quittent la profession. On récupère des gens qui viennent du transport, mécaniciens poids lourds ou autres pour les former au machinisme agricole », insiste Alex.

Valoriser l’emploi pérenne

Ce secteur, largement préservé de la précarité, n’absorbe pas d’intérimaires, avec 88,3 % de contrats à durée indéterminée (CDI).
La moitié des effectifs travaillent en ateliers et sont à 100 % masculins. L’autre moitié se répartit entre les fonctions commerciales, administratives et dans les magasins. Alex regrette que le milieu soit encore largement confronté à celui de l’agriculture où les femmes, faiblement représentées, se cantonnent à des postes de gestionnaires.

Le/la technicien(ne)* réalise, en utilisant des outils spécifiques, des opérations de diagnostic, de réparation et d'entretien élaborées. Il/elle prépare, en contact direct avec le client, des matériels de haute technicité.

Photo © Joseph Melin