La CFDT des boulangers-pâtissiers artisanaux s’engage pour la parité femmes-hommes

Publié le 03/09/2013 à 14H12
Suite à leur réunion du 18 janvier 2013, les cinq organisations syndicales représentatives et l’Union professionnelle de l’artisanat (UPA), ont fait figurer dans leur déclaration commune comme axe prioritaire, la promotion de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, axe qui a fait l’objet d’un consensus

Les lois de 2001 et 2006, avec l’accord interprofessionnel de 2004 visant à la mixité des emplois et à supprimer les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, ont ouvert une brèche dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie artisanale qui compte 120 000 salariés.

Un accord a donc été signé en 2012, suite à des négociations entre les syndicats dont la CFDT, et les représentants des organisations patronales.

Dans les boulangeries-pâtisseries, malgré une représentation équilibrée des hommes et des femmes, les statistiques démontrent que la part hommes / femmes à la vente est totalement inverse à celle de la fabrication. Des inégalités de salaires existent, ainsi que des difficultés d’accès à la formation professionnelle, en particulier pour le personnel de fabrication.

Plusieurs orientations ont été retenues, l’attention au recrutement pour développer la promotion des métiers auprès des femmes et des hommes, la rémunération à compétences égales non discriminatoire : particulièrement en cas de retour de maternité, et le déroulement de carrière qui doit être facilité par la mise en place de dispositifs.

La CFDT, signataire de cet accord, a émis des exigences et des propositions relatives au suivi et au bilan chiffré de ces orientations.  Par conséquent, les engagements sont – entre autres ?  :

L’écart de la rémunération moyenne entre hommes et femmes étant particulièrement marqué pour le personnel de fabrication, les entreprises devront porter plus particulièrement leurs efforts sur cette catégorie de personnel pour que l’écart soit réduit. En outre, il est prévu dans l’accord que les boulangeries-pâtisseries accroissent, en termes de mixité dans les métiers, de 4% la part du personnel féminin  à la production et de 4 % celle des hommes à la vente à l’issue des quatre prochaines années.

Les entreprises veilleront à réduire l’écart de 6% constaté dans la  profession entre les hommes et les femmes dans l’accès au plan de formation.