[Métiers du sport] Les apprentis donnent leur avis

Publié le 12/12/2014 à 17H58
Apprentis au centre de formation des métiers du sport de Bourgoin-Jallieu, Bertrand, 25 ans, et Thomas, 20 ans, ont été élus délégués par leur classe. Dans le cadre des élections, Alain Guillot, de la CFDT-Rhône-Alpes leur a transmis quelques fondamentaux sur le syndicalisme.

Vous êtes élus délégués d’apprentis par vos camarades. À votre avis, quelles sont vos missions ?

Bertrand apprenti Bertrand : Les délégués siègent au conseil de perfectionnement et représentent les élèves dans les différentes administrations. Ils valorisent les bonnes actions et permettent d’avoir un retour au sujet des formateurs. Ils jouent également un rôle de médiateur entre l’apprenti et l’adulte. Ici l’échange avec l’équipe pédagogique est simple.
J’ai déjà été délégué de classe pendant trois ans, les élèves venaient nous voir pour échanger, poser des questions.

Ces informations sur l’histoire syndicale vous sont-elles utiles au quotidien?

Bertrand : On a reçu beaucoup d’informations pendant trois heures… Notamment des informations transverses. J’ai été plombier-chauffagiste pendant six ans, notre employeur nous imposait des déplacements trois jours par semaine, sans compensation salariale. J’ai fini pas ne pas venir un lundi matin… et je me suis fait licencier pour faute grave. C’est toujours utile de savoir où trouver les informations si un jour on rencontre un problème. A l’époque, j’étais allé à la Maison des syndicats.

thomas apprentiThomas : Je suis salarié depuis trois ans dans un club de football. La communication avec mon employeur est très claire, même si, parfois, elle manque de nuances. Au moins, il n’y a pas d’ambiguïté… Je trouve que l’enseignement reçu casse un peu l’image médiatique du syndicaliste toujours en conflit. Maintenant, j’ai une vision plus globale des enjeux.

Le dialogue social, ça vous parle ?

Thomas et Bertrand : C’est une négociation entre le responsable syndical et l’employeur pour essayer de changer les choses dans l’entreprise. Le délégué syndical transmet les souhaits des salariés.

Et vous, des souhaits à partager ?

Thomas : Ce n’est pas toujours évident de faire une distinction entre le salarié et les bénévoles dans un club sportif. Formaliser le fonctionnement de l’association, en spécifiant qui fait quoi, serait un plus. Je gère beaucoup de choses de façon complètement autonome… La partie administrative est très longue. Parfois, j’aimerais parler des infrastructures : nous n’avons même pas de salle de réunion pour d’éventuelles négociations entre notre employeur et les membres du bureau.

Bertrand : Souvent, les employeurs ne connaissent pas la réglementation. Ils déchargent beaucoup trop de responsabilités sur les apprentis. Ils pensent que l’encadrement des tout-petits est simple, mais il y a également la gestion des parents. Pour ma part, je suis embauché par la collectivité et à la disposition du club de foot. Le problème, c’est qu’on parle plus de sous que de projets sportifs…

La CFDT-Rhône-Alpes a relayé une enquête auprès des employeurs pour mieux connaître leurs besoins en termes d'apprentissage : les résultats de cette étude ont confirmé la nécessité d’ouvrir la filière Brevet professionnel de niveau IV, AGFF (activités gymniques, forme et force) au CFA Sport et Animation Rhône-Alpes. Une classe qui compte aujourd'hui 14 élèves !

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