Plus belle la vie au travail à Courtabœuf – Saison 1

Publié le 17/11/2014 à 15H03
Marie Leprêtre, secrétaire générale de l’Union départementale de la CFDT-Essonne, a mis en œuvre l’enquête sur la qualité de vie au travail pour inventorier les besoins des salariés de la zone d’activités de Courtabœuf. Nous l’avons interrogée.

Fin septembre, la CFDT-Essonne a lancé une enquête sur la qualité de vie au travail auprès de 1 000 salariés des petites entreprises de la zone d’activités de Courtabœuf. Quels en sont les résultats ?

Nous sommes allés à la rencontre des salariés de la zone d’activités de Courtabœuf tous les jeudis du mois d’octobre.
Une vingtaine de militants CFDT ont sillonné les restaurants à l’heure du déjeuner. L’occasion à chaque fois de passer l’enquête sur la qualité de vie au travail. Ce n’est pas une mince affaire, car celle-ci nécessite huit minutes prises sur l’heure de pause… Nous avons tout de même réussi à en remplir entre 100 et 120 chaque jeudi, les autres nous ont été retournées par courrier. Parmi les secteurs d’activité les plus représentés pour les petites entreprises, on compte l’informatique et la communication, la métallurgie, l’hôtellerie et la restauration, l’énergie et les métiers du service.

Vous avez tenu un stand tous les jeudis pour apporter soutien et conseils à ces salariés. Quelles étaient leurs problématiques majeures ?

Nous avons tenu un stand tous les jeudis pour apporter des conseils juridiques aux salariés dans le besoin. Les principaux problèmes étaient relatifs au temps de travail ou à des heures supplémentaires non payées. Il a été question pour l’un d’entre eux d’une prime non perçue, pour un autre du temps de transport, qui devait être en partie pris sur le temps de travail d’après l’accord négocié dans la profession. Au final, nous avons fait neuf adhésions, et les syndicats CFDT prennent aujourd’hui le relais et suivent les dossiers.

L’Adezac, l’association des chefs d’entreprise à Courtabœuf , est un acteur du dialogue social. Quel partenariat avec la CFDT ?

L’Adezac organise tous les mois des petits déjeuners sur des thématiques différentes avec 80 chefs d’entreprise. En tant que représentante de la CFDT, je suis invitée pour présenter l’organisation syndicale. Beaucoup de salariés sur la zone réclament une structure inter-CE et des équipements sportifs. Peu de transports en commun offrent l’opportunité de se déplacer pendant son temps libre ou son heure de déjeuner. L’Adezac dépend du Medef, nous sommes en pourparlers avec la présidente, et une rencontre aura lieu en janvier 2015 en vue de créer un inter-CE avec les employeurs d’accord avec ce principe.

Et l’emploi des jeunes, avez-vous des pistes ?

Un forum de l’emploi est prévu le 19 avril. La CFDT est le seul partenaire syndical partie prenante. La mission locale coordonne l’événement, Pôle emploi sera présent et 100 entreprises du plateau de Saclay. Les employeurs doivent proposer au minimum trois offres d’emploi à des jeunes (de moins de 25 ans). La CFDT animera une table ronde. Il me semble prioritaire de territorialiser la formation professionnelle, cela fait cinq ans que l’on cherche des chaudronniers sans en trouver… En revanche, on envoie des jeunes dans des CFA sans débouchés, comme la coiffure !

Concernant la restitution de l’enquête sur la qualité de vie au travail, rendez-vous dès la deuxième semaine de décembre pour la saison 2.


©SyndicalismeHebdo/CFDT