Salariés des TPE et petites entreprises : l'emploi reste une priorité

Publié le 12/02/2015 à 15H46
Les responsables CFDT des professions et des régions se sont réunis ce mardi 10 février pour débattre de l’actualité sociale en France. Parmi les sujets abordés, l'emploi reste une priorité.

Au cours des échanges, il a été maintes fois question de suppressions d’emplois dans les secteurs professionnels de l’industrie, du commerce, du tourisme et du bâtiment. Dans cette branche, 12 000 suppressions de postes ont été dénombrées dans les TPE en 2014.

Ces constats sont partagés par des organisations patronales comme l’UPA, qui déclare des baisses importantes d’activité dans l’artisanat -2,5 % en 2014.

Face à ce contexte difficile, la CFDT est à l’initiative de dispositifs favorisant le maintien et le développement de l’emploi, par exemple :

Chez les architectes, un accord professionnel a été signé prévoyant la création de 7 000 emplois sur plusieurs années et la création d’un fonds social et solidaire qui repose sur deux leviers :

  1. Un abondement au financement de la formation des salariés liée au développement des activités ;
  2. Une aide aux entreprises sous forme de prêts à taux 0 pour de nouveaux postes de travail.

L’activité partielle >> une solution ?

Comme des milliers de petites entreprises, une fondation de 13 salariés dans la culture a été confrontée à une fermeture provisoire pour cause de travaux importants de réfection. Grâce à ses interventions, la CFDT a permis d’obtenir six mois de prise en charge d’activité partielle, au lieu de trois semaines initialement prévues par la direction.

Attention ! la présence d’une déléguée du personnel a été déterminante pour soutenir les salariés et défendre leurs droits.

Si vous n'avez pas de représentant du personnel dans votre entreprise, retrouvez la CFDT près de chez vous.

 Photo ©Xavier POPY/REA


Toute entreprise relevant du Code du travail peut recourir à l’activité partielle (dans la limite de 1000 heures maximum par an et par salarié). Lorsqu’elle connaît une baisse conjoncturelle ou qu’elle se voit contrainte de ralentir ou suspendre temporairement son activité, à cause de :
*  conjoncture économique ;
*  difficultés d’approvisionnement en matière première ou énergie ;
*  d’un sinistre ou d’intempéries à caractère exceptionnel ;
*  transformation, restructuration ou modernisation de l’entreprise ;
*  toutes autres circonstances de caractère exceptionnel.