Zoom sur le service de l’automobile

Publié le 03/09/2013 à 12H47
Matthieu Marchand est salarié d’un garage automobile à Charleville depuis 2007. Délégué du personnel,  il s'investit - entre autres - pour obtenir le paiement de primes relatives à la formation. Dans cet entretien, il nous livre les différents aspects de son métier.

Qu’est-ce qui caractérise votre métier de salarié dans un garage ?

Je suis mécanicien spécialisé. J’effectue des grosses réparations, je remplace le matériel, change les boîtes de vitesse… Pour ma part j’ai un bac pro de mécano, je pense qu’il faut être très polyvalent car on ne fait jamais le même travail. Tout dépend des clients et des pannes. Changer un pneu ou réparer un moteur, ce n’est pas la même chose !

Rencontrez-vous des difficultés au quotidien ?

Oui, nous ne bénéficions pas de formation au sein de l’entreprise et les pressions sont de plus en plus fortes. Globalement nous avons moins de temps, on nous demande plus de qualité sans nous donner de moyens. Dans ce secteur les salaires sont bas, c’est le SMIC amélioré. On peut entrer à un certain échelon et y rester toute sa vie. Le diplôme est reconnu par la convention collective mais il n’est pas valorisé par le salaire.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent exercer ce métier ?

Dans ce domaine, il y aura toujours du boulot ! Mais il faut bien réfléchir avant d’y aller… Les salariés ne connaissent pas leurs droits, et ne peuvent pas se défendre. Nous n’avons aucun avantage : pas de chèque-déjeuner, des primes à la productivité, en plus d’une « sanction pécuniaire » en cas de détérioration, qui figure sur le contrat de travail. C’est pourquoi je conseillerais à ceux qui veulent faire ce métier de se rapprocher d’un syndicat.