Salariés des professions libérales : la qualité de vie au travail au beau fixe

Publié le 11/02/2015 à 15H47
Rappelez-vous, en mars 2014 nous évoquions le lancement de l’enquête sur la qualité de vie au travail par l’Observatoire des métiers des professions libérales (OMS). Clôturée en septembre 2014, les résultats de cette étude proviennent majoritairement de salariés d’entreprises  de moins de 10 (TPE).

Vous êtes salariés d’un cabinet dentaire, d’une pharmacie d’officine, d’un cabinet d’architecture ou d’une clinique vétérinaire ? Les résultats de l’enquête qui s’est déroulée du 5 mai au 29 septembre 2014 sur la qualité de vie au travail vous concerne.

Près de 4032 salariés, toutes branches professionnelles confondues, ont participé à cette étude mesurant la qualité de vie au travail.

  • 72,8 % d’entre eux sont issus de très petites entreprises et 20 % d’entreprises de 10 à  49 salariés ;
  • 87,9 % sont en contrat à durée indéterminée ;
  • La moyenne d’âge des répondants est de 37,5 ans ;
  • 81 % sont des femmes et 19 % des hommes ;
  • 75,1 % se déclarent non-cadres.

Le baromètre du stress dénombre 27 causes de stress professionnel, regroupées en 6 familles d’analyse, parmi lesquelles : la coexistence d’ordres ou de directives contradictoires, les violences au travail – physiques ou verbales – le sentiment d’insécurité de l’emploi, le manque de visibilité sur les possibilités d’évolution professionnelle ou hiérarchique…

Les résultats révèlent que les salariés des métiers des professions libérales sont globalement moins stressés que l’ensemble des salariés français avec l’obtention d’un indice global de 11,2/20 tandis que l’indice national était de 10,2/20 en 2014.

Pour Sébastien Girault, qui a collaboré à cette enquête en tant que partenaire social CFDT :

« Un gros travail reste à faire pour faire comprendre aux employeurs que nos enquêtes sont transversales et bénéfiques pour les branches professionnelles (…). Nous constatons une défiance de plus en plus grande envers les organisations syndicales. Nous nous devons de faire comprendre aux salariés qu’en défendant le collectif, nous défendons les droits individuels minimums de chacun. »

Dans les branches des professions libérales, la CFDT suivra tous les trimestres l’évolution des critères en référence dans l’enquête.


Photo ©Richard DAMORET /REA

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