En Poitou-Charentes, la CFDT prend soin des salariés du bâtiment

Publié le 24/10/2013 à 16H20
Depuis 2006, la CFDT Poitou-Charentes s’investit auprès des ouvriers du bâtiment. Catherine Vézien est chargée de mission dans l’artisanat, elle nous fait part de son expérience.

Quand est-ce que la CFDT Poitou-Charentes a décidé de s’investir auprès des salariés du bâtiment ?

Catherine Vézien : en 2006, une déclaration commune a été signée entre la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), et les cinq organisations syndicales salariés. L’objectif était de travailler sur la prévention des risques auprès des salariés et des employeurs, c’est pourquoi une Commission paritaire d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CPHSCT) a été créée.

Quel a été l’apport de la CFDT pour l’édition des Guides prévention des risques ?

C.V. : le fonctionnement de la commission paritaire est très simple : un référent coordonne les besoins, comme pour l’édition des guides, il étudie la faisabilité du projet. Nos revendications varient : pour les logos des produits chimiques par exemple, nous souhaitions voir figurer dans le guide l’ancienne et la nouvelle version d’étiquettes, afin que les salariés s’y retrouvent… Par ailleurs, nous veillons à ce que de bonnes pratiques sociales d’anticipation des risques professionnels de certaines TPE, soient valorisées dans nos publications paritaires.

De quelles manières intervenir auprès des salariés ?

C.V. : on va vers les salariés, tous les adhérents reçoivent la documentation par métier dès qu’une fiche est publiée. Certains viennent nous voir abîmés par des postures : des problèmes de genoux pour les carreleurs… Nous les accompagnons pour faire reconnaître leur inaptitude auprès d’organisme tel que l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (ou agefiph). Il faut les convaincre que leur vie professionnelle n’est pas finie pour un éventuel reclassement. On constate une nette différence avec les jeunes qui sortent d’apprentissage, ils sont plus informés et font attention à leur santé.

L’entreprise Merlet déco citée dans le Guide prévention des risques chimiques, s’est équipée d’une machine pour nettoyer les pinceaux des ouvriers.

Claude Griffaud, peintre en bâtiment, témoigne :

« On évite non seulement d’avoir à les rincer manuellement et ainsi d’avoir le contact avec les produits toxiques. Mais on évite également de rejeter l’eau dans les 
canalisations et le réseau d’assainissement collectif. »