Assistantes familiales : Sortir de l’isolement en prenant la parole

Publié le 25/06/2013 à 16H50 (mis à jour le 03/09/2013 à 16H53)
Annie, assistante familiale, est élue CFDT au comité technique paritaire (CTP) du Conseil Général de la Creuse, où siègent, d’une part les représentants des agents et d’autre part ceux des élus et de l’administration. Dans cette instance, toutes les questions concernant l’organisation du travail des agents du Conseil général sont débattues.

Qu’est-ce qui t’a amené vers la syndicalisation ?

Annie : par connaissance. Je suis venue par curiosité car j’avais entendu parler des groupes de travail et de réflexion sur la profession organisés par la CFDT, et j’ai adhéré. Les assistantes familiales et assistants familiaux travaillent toujours à leur domicile, ce qui crée un isolement par la force des choses. Du coup, ces réunions m’ont permis de nouer des contacts avec des collègues qui travaillent à l’autre bout du département, (nous sommes répartis sur six circonscriptions). De confronter nos difficultés, de voir comment le métier évolue, tout cela aide à avancer.

Est-ce que ta fonction d’élue t’a permis d’enrichir ta vie professionnelle ?

Annie : bien sûr grâce aux connaissances que j’ai pu faire, c’est un enrichissement perpétuel… Avec l’aide de la CFDT et les informations transmises, je me suis posée les bonnes questions. Je suis d’une nature qui va de l’avant, j’ai donc continué à défendre le point de vue de la profession face à mon employeur sans baisser les bras. Quelquefois les avancées sont longues à obtenir (par exemple, la prime d’ancienneté)… J’ai eu la chance d’avoir une carrière bien remplie. Aujourd’hui certains collègues me téléphonent pour avoir des informations, je les encourage à venir nous voir au syndicat, pour rompre l’isolement et trouver des soutiens.

Quels conseils donnerais-tu aux collègues de ta corporation ?

Annie : un réseau existe, mis en place par la CFDT. Si certains se sentent en difficulté, il ne faut pas hésiter à nous contacter. D’un coté, les travailleurs sociaux, assistante sociale ou psychologue, sont présents pour parler des enfants et les protéger. De l’autre il y a notre carrière, les relations avec la chef de service et la direction des ressources humaines à gérer. Pour cela le soutien du syndicat est précieux. C’est pourquoi, se rendre disponible et avoir quelqu’un à qui parler c’est fondamental. Cela fait vingt ans que j’exerce ce métier, je le trouve extraordinaire mais à mon sens, on ne peut l’exercer sans l’avoir véritablement choisi, avec un projet d’accueil qui engage toute sa famille.