Salarié d’une petite entreprise et acteur du dialogue social

Publié le 17/05/2013 à 16H30 (mis à jour le 03/09/2013 à 16H34)
Régis Mornet, salarié chez un grossiste dans l’agroalimentaire est adhérent à la CFDT. Il siège aujourd’hui dans la Commission paritaire interprofessionnelle de l’artisanat en Pays de la Loire. Une nouvelle expérience qu’il partage avec nous.

Qu’est-ce qui vous a motivé à siéger au sein de la Commission paritaire interprofessionnelle de l’artisanat (CPRIA) Pays de la Loire ?

Je suis adhérent à la CFDT depuis dix ans, à une époque où je souhaitais me protéger et mieux connaître mes droits. Récemment, je suis rentré en contact avec un référent CFDT pour organiser les élections de délégué du personnel dans mon entreprise. A cette occasion on m’a proposé de siéger au sein de la CPRIA en tant que salarié d’une petite entreprise, où il n’est pas toujours facile de faire respecter le Code du travail. J’ai accepté la proposition qui me semblait intéressante.

Quelles sont les sujets abordés dans la CPRIA Pays de la Loire ?

Un livret d’accueil a été conçu pour les salariés, il est remis par l’employeur à tout nouvel arrivant. On y trouve les droits et les devoirs de chaque partie. J’ai fait rajouter une fiche supplémentaire sur les addictions : tabac, alcool, jeux…
J’essaie de monter un théâtre forum sur les questions de santé dans l’artisanat. Nous avons également travaillé sur la création d’Artipass ouvrant l’accès à la carte Cezam si le patron cotise, qui permet d’avoir un certain nombre d’avantages équivalents au CE d’une grande entreprise. L’année dernière, on pouvait obtenir des réductions pour les salles de spectacle dans la région.

Tirez-vous des bénéfices de cette expérience du dialogue social ?

La CPRIA est un espace de dialogue, tout le monde s’écoute. Les cinq syndicats représentants des salariés y siègent, ainsi que dix patrons de l’Union professionnelle artisanale (Upa). Plusieurs branches sont présentes, par exemple le président vient de la coiffure. Cela me permet de constater que certains patrons veulent faire évoluer les choses. Pour celui qui a envie de participer, qui a des idées, qui est à l’écoute et possède une certaine diplomatie, c’est une ouverture…
Depuis que je fais partie des membres de la CPRIA, malgré nos différents, mon patron admet que je n’ai pas totalement tort.