L’intergénérationnel dans les petites entreprises

Publié le 03/09/2013 à 15H17
La loi promulguée le 1er mars 2013, portant sur la création du contrat de génération est entrée en vigueur. Les entreprises de moins de 50 salariés sont dans le dispositif pour embaucher un jeune en CDI et maintenir un senior en emploi.

Partant du constat qu’aujourd’hui, près de 650 000 jeunes sont sans emploi et ne parviennent à une stabilité professionnelle qu’aux alentours de 30 ans, tandis que l’employabilité des seniors s’amenuise, la loi sur la création du contrat de génération instaure le transfert de compétences au cœur de l’entreprise.

La CFDT a pour sa part vivement soutenu cette loi aux objectifs majeurs : favoriser l’emploi des jeunes en contrat à durée indéterminée, maintenir l’emploi ou le recrutement des seniors et développer la transmission des compétences et des savoir-faire.

Toutes les entreprises françaises sont concernées

Au sujet de la forme que doit prendre le contrat de génération, en fonction de l’effectif de l’entreprise, trois situations ont été prévues :

  • les entreprises de moins de 50 salariés,
  • celles de 50 à moins de 300 ;
  • celles de plus de 300 salariés.


Les entreprises de moins de 50 salariés pourront signer une convention de génération, c’est-à-dire un engagement les liant à l’administration et leur permettant d’embaucher un jeune et de maintenir en emploi, ou d’embaucher, un senior jusqu’à l’âge de la retraite. Ainsi créé, le binôme permettra à l’employeur de bénéficier d’une aide annuelle pendant trois ans.

Par ailleurs, est prévue la possibilité pour un employeur de conclure un contrat de génération « afin de préparer un éventuelle transmission de l’entreprise ».

A noter ! Les âges des deux protagonistes doivent être équivalents à  moins de 26 ans pour le jeune (dans certains cas l’âge peut être repoussé à 30 ans), et 57 ans pour le senior, ou 55 ans pour les salariés reconnus travailleurs handicapés.