Peut-on vous obliger à travailler un jour férié ?

Publié le 05/09/2013 à 11H23
Jour férié ne veut pas obligatoirement dire jour chômé.

Le Code du travail liste 11 jours fériés légaux dans l’année¹, auxquels peuvent s’ajouter des journées supplémentaires, selon la convention collective ou la région où vous travaillez (ex : le 26 décembre est férié en Alsace et en Moselle).

Parmi toutes ces dates, seule une donne impérativement droit à un repos rémunéré pour le salarié : le 1er Mai. La fête du travail jouit en effet d’un statut à part, puisqu’il est inscrit noir sur blanc dans le Code du travail que le 1er Mai est « férié ET chômé » et qu’il « ne peut être une cause de réduction du salaire », il doit donc être payé comme si vous étiez venu travailler.

À noter ! Certaines activités (transports, hôpitaux, sécurité…) ne peuvent toutefois pas être interrompues, si vous travaillez dans un de ces secteurs vous pouvez donc être tenu de travailler le 1er Mai.

Excepté le 1er Mai, les autres jours fériés sont des jours comme les autres. C’est-à-dire que s’ils tombent un jour ouvré (ex : en semaine quand l’entreprise fonctionne), ils doivent en principe être travaillés, sauf disposition contraire (ce qui arrive fréquemment).

Vérifiez donc dans votre contrat de travail, votre convention collective ou renseignez-vous sur l’usage dans votre entreprise. Il est souvent prévu que « les jours fériés sont chômés et payés s’ils tombent un jour normalement travaillé dans l’entreprise. »

À noter ! Les salariés mineurs ont interdiction de travailler sur les jours fériés légaux, sauf dans certains secteurs (hôtellerie, restauration, boulangerie, spectacles, etc.)

Allez-vous être payé double ?

Tout dépend, encore une fois, du jour férié considéré, et de ce que prévoit votre contrat ou convention collective.

Le 1er Mai (s’il est exceptionnellement travaillé) donne automatiquement droit au doublement du salaire.

En revanche les autres jours fériés, s’ils sont travaillés dans votre entreprise, seront payés comme un jour classique, ni plus ni moins.

¹ Art. L3133-1 c.trav. : 1er janvier, Lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, Lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre.