Quelles évolutions possibles pour votre pouvoir d’achat ?

Publié le 05/09/2013 à 10H05
Il y a une corrélation entre la taille de l’entreprise et le salaire perçu mensuellement… Mais comment obtenir une majoration de salaire ?

Il y a plus de salariés au smic dans les très petites entreprises (TPE). Pour ce qui est du salaire de base, on constate que plus l’effectif de l’entreprise est faible, plus le nombre de salariés rémunérés au smic est élevé. C’est le cas de 36 % d’entre eux dans les entreprises qui n’ont qu’un salarié et de 23 % dans les entreprises de 3 à 5 salariés.

En comparaison, 9 % des salariés des entreprises de 20 à 49 salariés sont au smic.

Ce que dit le droit

Concernant le montant de salaire, la seule obligation légale qui s’impose est celle du respect du smic (lire notre article sur le salaire) et des éventuels minima plus favorables, fixés par les conventions de branche ou d’entreprise.
Une négociation sur les salaires effectifs est en principe obligatoire tous les ans (article L.2242-1 du code du travail) dès qu’il existe une section syndicale dans l’entreprise (pas de conditions d’effectifs en principe).

Cette NAO (négociation annuelle obligatoire) permet de faire le point sur les montants de salaires, les grilles de classification, l’égalité salariale entre hommes et femmes, etc. Cependant, de fait, la négociation salariale, au sein d’entreprises (petites) dépourvues de représentant syndical ou de délégué du personnel, est rarissime. Les salariés des TPE ne peuvent donc compter que les négociations salariales de branche pour augmenter leurs rémunérations. Les accords de branches sur les salaires s’appliquent (une fois étendus) à toutes les entreprises qui se trouvent dans la branche concernée, peu importe la taille. C’est donc surtout à ce niveau (branches) que les organisations syndicales, et notamment la CFDT, peuvent agir sur le pouvoir d’achat des salariés des petites entreprises.

Ce qu’a obtenu la CFDT

Dans l’animation et le sport, composés très majoritairement de petites, ou de très petites entreprises (38 % des entreprises du sport ont un seul salarié), l’augmentation des salaires conventionnels s’est appliquée à tous les salariés, en 2011, chaque salarié a eu une augmentation comprise entre 21 et 45 € selon sa catégorie professionnelle.

Dans la poissonnerie, les salaires ont progressé, notamment le plus bas qui est passé à 1 507,57 € pour 151,67 heures/mois, soit 109,20 € de pouvoir d’achat supplémentaire comparé au smic.