L’activité partielle longue durée, une aide pour l’emploi

Publié le 24/04/2014 à 12H29 (mis à jour le 03/02/2016 à 12H45)
L’activité partielle longue durée (APDL), est un dispositif peu connu des entreprises qui permet de préserver l’emploi. Nicolas Le Strat, représentant CFDT dans le Morbihan, accueille les salariés du bâtiment, un secteur constitué à 90% de TPE.

A quelles occasions valorises-tu l’activité partielle Longue durée auprès des salariés ?

A l’occasion des permanences d’accueil que j’effectue pour les salariés du bâtiment. Certains venaient pour connaître le mode de calcul de leur licenciement. Et neuf fois sur dix, ils méconnaissaient l’activité partielle longue durée (APDL). C’est lorsque l’entreprise est en difficulté, que je me rapproche de l’employeur  pour lui expliquer l’articulation de l’APDL. Il faut que celui-ci remplisse certaines conditions, par exemple, que les salariés travaillent 35 heures. Le dirigeant peut ainsi laisser le salarié sans activité, et recevoir un soutien permettant de maintenir ce dernier en poste. En contrepartie, il doit s’engager à ne pas licencier, selon la durée de la convention.

Quel rôle joue la CFDT dans ce dispositif ?

J’ai demandé l’organisation d’une table ronde avec la Direction du travail du Morbihan, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), et la Fédération française du bâtiment (FFB). Le but de cette réunion était d’informer les représentants du patronat de l’intérêt de ce dispositif.

Ces deux dernières années dans le Morbihan, le bâtiment a subi 3000 pertes d’emplois, soit 10% de l’ensemble de l’activité. Récemment, une menuiserie d’une vingtaine de personnes à réussi à garder ses employés grâce à l’ADPL. Le dispositif peut être actionné pendant un an et renouvelé, avec l’accord de la Direction du travail. Les salariés profitent du temps à disposition pour faire des formations, par exemple, sur des process internes. Très souvent, ils ne souhaitent pas quitter l’entreprise…

Le bâtiment est-il sinistré dans le Morbihan ?

Le pouvoir d’achat faible et le coût des terrains trop élevé sur la côte Atlantique ont largement contribué à cette réalité économique. Il y a une inadéquation entre le prix du logement et le pouvoir d’achat des ménages. Nous avons subi une augmentation de 17 à 20 % de la surface habitable ces deux dernières années. La construction tourne au ralenti, les TPE ont beaucoup de difficultés à remplir leur carnet de commandes. N’oublions pas qu’elles représentent 90 % de ce secteur d’activité.

 

Depuis 2010, Nicolas Le Strat a accueilli près de 150 salariés du secteur du bâtiment.
Des permanences ont lieu les mardis de 17H à 19H30, 40, rue Olivier de Clisson - 56000 Vannes
Vous pouvez prendre rendez-vous tous les jours de la semaine au : 06 73 40 67 5040